La voûte de la nef

Depuis le début des travaux en 2012, la couverture du bâtiment nous est apparue comme l’élément majeur à réaliser, elle concrétiserait la mise hors d’eau de l’édifice, mais ne pourrait être entreprise qu’après l’élévation des murs et la réfection des trois fenêtres.

Les quelques pierres plates découvertes au sommet et surtout, l’absence de tuiles dans les gravats de la nef, ainsi qu’un départ de voûte au début de la nef,  nous orientèrent assez vite vers la conviction que la voûte d’origine existante avait dû être en pierre. La faible largeur de la nef  (4,75m) le permettait et indiquait qu’elle reposait sur les murs (1m de large). Nous avons donc posé des tours Hussor qui ont supporté le veau et reçu les voussoirs.

Ce fut donc un long chantier mené à 12 m de hauteur avec parfois la présence du mistral, ce qui ne facilita pas les choses. Il allait durer 12 mois, nécessitant un approvisionnement constant de pierres plates et de mortier. Grâce à la générosité des Ciments Lafarge, la chaux n’a pas manquée: mélangée au sable de gravier, apporté régulièrement en 4×4 par l’entreprise Girard, traité dans la bétonnière par Claudia, elle était enfin envoyée au sommet par un élévateur alimenté par notre précieux groupe électrogène. Ce travail ingrat et difficile n’a pu être effectué que grâce à la détermination de Cyrille, chef de chantier. Les bénévoles ont apporté leur part et même la brigade Tchèque, venue de Prague à deux reprises.

C’est donc un cri de victoire qui a salué la dernière pierre posée sur la voûte. Nous pouvions désormais enlever l’échafaudage et contempler, éperdus de joie, la magnifique voûte qui, partant du transept, couronne les 15 mètres de la nef et le transept.